Stratégie à long terme de décarbonation pour le climat
10/01/2026 | Questions énergétiques production et transition
Stratégie à long terme de décarbonation pour le climat
La stratégie nationale bas carbone – SNBC- est élaborée par les services administratifs de l’Etat en vue d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Elle doit être traduite en une programmation pluriannuelle de l’énergie – la PPE3 – pour les années 2025-2030 puis 2031-2035. Celle-ci ne fera l’objet que d’un simple décret du Ministre en charge de l’énergie.
Ces processus technocratiques certes très élaborés ne seront cependant pas soumis au Parlement alors que leur mise en œuvre touchera significativement aux modes de vie des Français comme aux condition de fonctionnement des entreprises. Ceci est un déni de démocratie !
La stratégie doit être de substituer de l’électricité non carbonée, produite par hydraulique, éolien, solaire et nucléaire, aux énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre et couteusement importées.
Voici nos recommandations :
- Outre l’usage de voitures électriques pour les déplacements de personnes, la décarbonation des transports routiers lourds – camions et cars – par motorisation électrique et batteries s’imposera :
- Des solutions pour une aviation durable qui conforteront l’excellence de notre industrie aéronautique existent :
L’usage de combustibles non carbonés devront également s’imposer pour le transport maritime.
- Pour le chauffage et la climatisation de l’habitat et des bureaux, nous pensons que les pompes à chaleur, puisant en hiver les calories de réserves d’eau souterraine et les y restituant en été, ouvrent des perspectives à mettre en œuvre.
- Le BTP également doit participer à cette démarche de décarbonation :
- A noter néanmoins que l’hydrogène comme énergie finale ne sera guère pertinent :
- L’IA est actuellement en plein boom : ses acteurs font surenchères d’annonces en investissements de production énergétique pour alimenter leurs « datas centers » en électricité. Pour se conformer à la tarification européenne des émissions de GES, nos capacités de production d’électricité décarbonée seront précieuses.
- Pour toutes ces raisons, il faut se donner l’ambition de quasiment doubler notre production d’électricité non carbonée[1] ce qui demandera, non seulement de développer les énergies renouvelables – hydraulique, éolienne et solaire – mais aussi de moderniser et développer notre parc électronucléaire :
- Nous avons aussi l’ambition de réaliser un nouveau réacteur à neutrons rapides (RNR) dont le combustible sera de l’uranium 238 dont on dispose largement et non comme actuellement son isotope fissile 235 produit par affinage. Cela permettra au pays de résoudre vers 2050 tout problème de ressources en combustible nucléaire :
- En outre, il revient à l’Etat de corriger sa fiscalité sur les différentes formes d’énergie qui pèsent actuellement exagérément sur l’électricité dont il convient pourtant de privilégier la consommation alors que le gaz émetteur de CO2 est favorisé. Cela peut s’opérer sans toucher à la fiscalité sur l’essence ou le fuel qui sont déjà fortement pénalisés.
Notre note sur la fiscalité énergétique en clarifie la complexité :
- Enfin il conviendra de réduire nos émissions de l’autre gaz à effet de serre – le méthane – qui a une durée de vie dans l’atmosphère beaucoup plus courte que celle du CO2. Sa réduction a le potentiel de limiter le réchauffement climatique des prochaines décennies, tandis que la réduction des émissions de CO2 est nécessaire pour limiter le changement climatique sur le plus long terme :
Ces nouvelles technologies porteuses d’avenir devraient inspirer les programmes politiques, tant nationaux, que locaux des élections municipales puis régionales.
Les Progressistes pour la social-démocratie
[1] Ceci n’est pas une prévision mais une ambition afin de ne pas devoir contraindre à des sobriétés imposées dont les plus faibles seraient alors les premières victimes.
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